Estimer le prix de vêtements d’occasion
Ce qui fait le prix d’une pièce, et comment le trouver en dix minutes.
Ou laisse Trif le faire : une photo suffit
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Un vêtement d’occasion se vend rarement à ce que son propriétaire imagine. Le prix d’achat ne compte pas : ce qui compte, c’est ce que des acheteurs paient aujourd’hui pour la même pièce, dans le même état.
Trois choses font l’essentiel du prix : la marque, l’état, et la demande pour la taille. Le reste — saison, matière, coupe — ajuste à la marge.
Regarde les articles VENDUS, pas les annonces en cours
Sur Vinted, ouvre le profil de quelqu’un qui vend la même marque et consulte ses articles vendus. C’est la donnée la plus proche de ton cas : même plateforme, même public, prix réellement payés.
Une annonce en cours ne prouve rien — beaucoup restent en ligne des mois. Trois à cinq ventes conclues d’une pièce comparable, et tu prends la médiane.
La marque décide de la fourchette
Les enseignes de mode rapide perdent l’essentiel de leur valeur dès la première revente : une pièce portée s’y négocie souvent quelques euros, quel que soit son état.
Les marques de milieu de gamme et les marques de sport connues tiennent nettement mieux. Les pièces créateur, les collaborations et les vêtements techniques — montagne, randonnée, pluie — forment un marché à part, où l’acheteur cherche un modèle précis et accepte de le payer.
Donne les MESURES, pas seulement la taille
C’est la première cause de retour et de questions sans fin. Les tailles varient d’une marque à l’autre, et une pièce ancienne ne taille pas comme sa version actuelle.
Mesure à plat et indique-le : largeur d’épaules, largeur de poitrine, longueur totale, longueur de manche. Pour un pantalon : tour de taille, entrejambe, largeur de cuisse. Ces quatre lignes évitent la moitié des messages et rassurent l’acheteur.
L’état, décrit sans complaisance
- Bouloches, surtout sur la maille et le coton
- Taches, auréoles, traces de déodorant — même légères
- Détente du col, des poignets ou de la ceinture
- Fermetures éclair, boutons manquants, coutures qui lâchent
- Décoloration, notamment sur le noir et les couleurs vives
La saison change le prix, parfois du simple au double
Un manteau se vend en septembre et octobre, pas en mars. Un maillot de bain en mai, pas en novembre. Vendre à contre-saison, c’est accepter une décote ou attendre des mois.
Si tu n’es pas pressé, garde la pièce et publie au bon moment. Si tu l’es, baisse le prix en connaissance de cause plutôt que de laisser l’annonce dormir.
À l’unité ou en lot
Une pièce de marque se vend à l’unité : l’acheteur la cherche précisément. Les basiques sans marque, les vêtements d’enfant et tout ce qui vaut quelques euros se vendent mieux en lot, par taille et par saison — l’acheteur y cherche du volume, pas une pièce.
Les erreurs qui coûtent le plus
- Partir du prix d’achat : il ne dit rien de la valeur d’occasion
- Omettre les mesures, ce qui fait fuir ou fait revenir la pièce
- Photographier sur un cintre dans une pièce sombre, sans montrer l’étiquette
- Taire un défaut visible : il se verra à réception et annulera la vente
- Publier un manteau en avril, puis conclure que « ça ne se vend pas »
Faire le travail en une photo
Trif identifie la pièce et sa marque à partir d’une photo, tient compte de l’état, cherche les prix réellement pratiqués et rédige l’annonce — titre, description et mots-clés. La première estimation ne demande pas de compte.